Comment est calculée la consommation énergétique d'un logement ?
La consommation énergétique d'un logement se mesure en kWh d'énergie primaire par m² et par an (kWhEP/m²/an). Elle comprend le chauffage (60 à 70 % du total), l'eau chaude sanitaire (15 à 20 %), la ventilation et l'éclairage. La performance thermique dépend principalement de l'isolation de l'enveloppe (murs, toit, plancher bas, fenêtres), de l'étanchéité à l'air et de l'efficacité du système de chauffage (rendement de la chaudière ou COP de la pompe à chaleur).
Les classes DPE et leurs seuils
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) classe les logements de A (moins de 70 kWhEP/m²/an) à G (plus de 420 kWhEP/m²/an). Depuis la réforme du 1er juillet 2021, les seuils ont été ajustés et le DPE est opposable juridiquement. Les logements classés F et G sont considérés comme des passoires thermiques. En 2025, les logements G ne peuvent plus être mis en location. En 2028, ce sera au tour des logements F.
Quels travaux pour améliorer son DPE ?
L'isolation des combles perdus est le geste le plus rentable (gain de 1 à 2 classes DPE pour 20 à 40 EUR/m²). L'isolation des murs par l'extérieur améliore le confort et la performance (gain de 1 classe). Le remplacement d'une vieille chaudière fioul par une pompe à chaleur air/eau peut faire passer un logement de E à B. Les fenêtres double ou triple vitrage réduisent les déperditions et améliorent le confort acoustique. MaPrimeRénov', CEE et éco-PTZ permettent de financer une grande partie de ces travaux.