Les quatre rythmes réellement pratiqués
La résidence alternée se décline en quelques schémas types. L'alternance hebdomadaire, calée sur les semaines paires et impaires, est de loin la plus fréquente : elle est simple à énoncer dans une convention et facile à vérifier. L'alternance à date libre sert quand le point de départ ne coïncide pas avec la parité des semaines. Les week-ends alternés correspondent au droit de visite et d'hébergement classique, avec une résidence principale en semaine. L'alternance 2-2-3, enfin, est recommandée pour les jeunes enfants, qui supportent mal de rester une semaine entière sans voir l'autre parent.
Le jour de passation change tout le planning
« Semaine paire » ne dit rien du moment où l'enfant change de maison. Trois usages coexistent : le vendredi après la classe, le dimanche soir, et le lundi matin à l'école. Le choix déplace deux ou trois nuits par quinzaine, donc le décompte annuel. Il doit figurer dans la convention, faute de quoi chaque parent l'interprète à sa façon — et c'est une source de conflit très banale. L'outil applique le décalage correspondant à votre choix.
Les vacances scolaires suivent leur propre règle
Dans la grande majorité des conventions, les vacances scolaires ne suivent pas l'alternance hebdomadaire : elles sont coupées en deux moitiés, chaque parent prenant l'une puis l'autre en alternant d'une période à la suivante, ou attribuées en entier une période sur deux. Comme les dates dépendent de la zone académique, un planning générique se trompe. La version premium applique la règle choisie aux dates officielles de votre zone, publiées par le ministère de l'Éducation nationale.
Le décompte des nuits, et pourquoi il compte
Le nombre de nuits passées chez chaque parent sert à répartir les prestations familiales, à déterminer qui rattache l'enfant à son foyer fiscal, et à démontrer qu'une résidence est effectivement alternée. Un planning qui paraît équilibré peut donner 175 nuits contre 190 une fois les vacances réparties : l'écart s'affiche ici en permanence, ce qui permet de corriger avant de signer plutôt que de découvrir après.
Ce que ce document est, et ce qu'il n'est pas
C'est un outil d'organisation : il met en dates une règle que vous avez déjà convenue. Il n'a aucune valeur juridique et ne remplace ni la convention parentale homologuée, ni la décision du juge aux affaires familiales. En cas de désaccord persistant, seule la juridiction compétente peut fixer les modalités de résidence. En revanche, un calendrier partagé et accepté par les deux parents évite une grande partie des litiges de calendrier.