Les quatre grandes méthodes de valorisation d'entreprise
La méthode des multiples d'EBITDA est la plus utilisée en transmission d'entreprise. Elle multiplie l'EBITDA (résultat avant intérêts, impôts et amortissements) par un coefficient sectoriel (généralement entre 3 et 10). La méthode des multiples de CA est simple mais moins précise : elle applique un coefficient au chiffre d'affaires. La capitalisation des bénéfices divise le bénéfice net par un taux de rendement exigé. L'actif net réévalué calcule la valeur patrimoniale nette (actifs − dettes).
Quels multiples selon le secteur d'activité ?
Les multiples d'EBITDA varient selon les secteurs. En commerce de détail traditionnel : 3 à 5×. En restauration : 3 à 6×. Dans les services B2B et le conseil : 5 à 8×. Dans le secteur santé et bien-être : 6 à 10×. Pour les éditeurs de logiciels (SaaS) : 8 à 20× voire plus. Pour les startups à forte croissance, les méthodes classiques ne s'appliquent généralement pas et la valorisation est basée sur des hypothèses de croissance future et des comparables du marché.
Pourquoi utiliser plusieurs méthodes de valorisation ?
Chaque méthode a ses limites. Les multiples d'EBITDA sont pertinents pour les entreprises matures mais moins adaptés aux jeunes sociétés sans bénéfices. L'actif net réévalué sous-estime souvent les actifs immatériels (clientèle, marque, savoir-faire). La capitalisation des bénéfices suppose une rentabilité stable. En pratique, les professionnels de la cession croisent plusieurs méthodes et pondèrent les résultats pour obtenir une fourchette de valorisation, qu'ils affinent par la négociation.