Comprendre les cotisations sociales en France
En France, les cotisations sociales se décomposent en deux parties. Les cotisations salariales (à la charge du salarié) sont déduites du salaire brut pour obtenir le salaire net : elles représentent environ 22% pour un employé non-cadre et couvrent l'assurance maladie, la retraite, l'assurance chômage et la CSG-CRDS. Les cotisations patronales (à la charge de l'employeur) s'ajoutent au salaire brut : elles représentent environ 40 à 46% selon la catégorie de salarié et couvrent l'assurance maladie, les allocations familiales, la retraite complémentaire, l'assurance chômage et la prévoyance.
Les dispositifs d'allégement de charges à connaître
Plusieurs dispositifs réduisent le coût du travail pour les employeurs. La réduction générale de cotisations patronales (ex-réduction Fillon) s'applique sur les bas salaires jusqu'à 1,6 SMIC : elle peut représenter jusqu'à 7% d'exonération sur le salaire brut. L'aide à l'embauche en alternance exonère totalement les charges patronales pour les apprentis et contrats de professionnalisation. Le dispositif emploi francs facilite l'embauche dans les QPV. Ces exonérations ne sont pas intégrées dans notre estimation générale.
Cadre vs non-cadre : quelles différences de cotisations ?
Les cadres supportent des cotisations supplémentaires par rapport aux non-cadres. La cotisation APEC (Association Pour l'Emploi des Cadres) est obligatoire pour tous les cadres. La prévoyance cadre obligatoire (garantie décès minimum 1,5× le PMSS) représente une charge supplémentaire. La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO est identique mais les assiettes peuvent différer selon les tranches de salaire. Au total, le surcoût lié au statut cadre représente généralement 4 à 6 points de cotisations patronales supplémentaires.